Jeudi, j’ai bifurqué vers l’Apple Store d’Aix-en-Provence pour voir — de mes propres yeux — cet écran à qui …il ne manque plus qu’un clavier tactile selon moi !
J’ai retrouvé la finition des produits Apple ainsi qu’un OS fiable.
Après avoir lancé quelques apps et, vu son prix, il manque finalement que dalle au Neo (…même si une dalle/clavier…) !
Indubitablement, la pomme frappe fort.
J’aurais un portable à acquérir aujourd’hui pour traiter une photo, écrire au quotidien, faire vivre ce blog, accéder en FTP au serveur, lire mes pouêts sur mastodon… pas mieux !
Enfin, hormis mon fidèle iPhone…!
Certes, il n’est pas question de changer mon MacBook Air 13 M2 acquis en juin 2023.
Néanmoins ce Neo qui a, grosso modo, les mêmes caractéristiques que mon 13” M2 serait un sérieux candidat.
Même avec ces 8 Go de RAM qui chiffonnent certains experts.
Je ne vais pas la jouer vieux con (…j’en suis un…!) mais mes premiers bouquins ou articles ont été rédigés sur des machines anémiques qui me servaient également d’outils de travail pour réaliser des présentations sous MacDraw.
Je conserve un souvenir ému de mon Mac 512 gonflé à 2 Mo de RAM à la fin des années 90, machine qui a manquée m’être barbotée du coté des îles Borromées : seul le poids du sac de transport qui le contenait avec son disque externe a dissuadé il ladro di passaggio…!
Hormis ma remarque récurrente à propos de la dalle, je pense que ce Neo marque une nette révolution car offre à tous d’installer ce dont elles/ils ont envie. Sans la limite d’un big bro qui vous interdit de tester telle ou telle app.
Guillaume a cité à juste titre sur Mastodon ce billet de Sam Henri Gold… “This Is Not The Computer For You”…
Bref, les limites du Neo ne sont peut-être pas celles que vous imaginez.

Il n’est pas essentiel de piloter un supercar pour circuler en ville, très souvent un vélo suffit… Or nombre de personnes investissent dans un véhicule de marque pour asseoir leur image vis à vis de leurs proches… oubliant le surcoût excessif et leurs usages quotidiens.
J’ai relevé dans le flux des pouëts mastodon une remarque de bon sens de Tristan qui rappelait qu’il fut une évoque où l’amiante était invitée partout.
J’ajouterai la période qui a suivi la découverte du radium, le nombre prodigieux de produits ou objets qui l’utilisèrent aussitôt !
Bref, deux éléments qui donnèrent des idées à des tas de fabricants de les ajouter sous couvert de nouveauté avec les excès dont nous avons tous entendu parler.
Dans les outils d’écriture dont je me sers, je désactive les options qui leur sont dédiées tout comme je consulte Yuka avant d’acheter des produits trop pervertis par des additifs chimiques.
Je ne fais pas de rejet : ce n’est pas ma came.
Le seul problème reste la contamination !
Il ne suffira pas de débrancher demain l’IA. Il sera peut-être nécessaire d’investiguer avec le risque de passer à côté car trop enfoui dans les corpus…
Une anecdote…? Mes vieux copains architectes (des professionnels) n’ont découvert que lors de la rénovation de leur propre maison que les tuyaux l’arrivée d’eau potable étalent en plomb.
Qui nous certifiera (sic !) dans quelques années que les documents sur lesquels nous nous appuierons n’ont pas été hallucinés par l’IA ?! Idem pour ces photos pseudos historiques ?

Si la présence de l’amante, du plomb, du radium peuvent être décelés même avec du retard, c’est bien moins évident pour ce qui a été revisité par cette intelligence de plus en plus… approximative.
À la fin du précédent billet, Votre sauvegarde de Day One, en haute ou basse résolution…?, j’écrivais qu’Ulysses pouvait éventuellement se substituer à Day One si on exportait les données texte de ce dernier…
J’avais à peine publié le billet précédent que je me suis amusé à tester une première fois si je n’avais pas affirmé un truc impossible (non…) puis, après avoir prévenu les trois personnes intéressées en privé sur Mastodon, j’ai refait l’opération pour ce nouveau billet et pensé aux copies d’écran…
Je suis parti de Day One sur mon iPhone (…pas de box, que de la 5G là où je campe)…

- Et contrairement à mon premier essai, j’ai limité l’export à une période donnée (de date à date) pour limiter le poids du fichier de sortie…

- Je me suis limité à un seul flux (celui nommé… journal) et en l’exportant au format texte brut…


- Comme j’étais sur mon iPhone, j’ai expédié ce fichier via AirDrop au MacBook Air…
Au lieu d’utiliser CotEditor (…qui avait ouvert un premier fichier texte de 8,2 Mo comme qui rigole…!), je suis passé par Drafts car ce second fichier .txt ne pesait que 142 Ko…

- Les infos brutes de Day One sont précises et mon idée est de garder le champ Date comme nom de chaque fiche chronologique, l’info météo ensuite (car pas toujours présente) et l’emplacement…

- Quelques rapides recherches/remplacements globales et j’ai une amorce de fichier markdown avec des titres…

- Le secret…? J’avais repéré il y a quelques années un script épatant pour exporter vers Ulysses un long fichier Drafts balisé en markdown, Split to Ulysses, un script remarquable écrit par RoyRodgers…

- Ce script permet de choisir le niveau de titre souhaité pour découper le fichier présent sur Drafts et l’envoyer par tranches successives dans Ulysses ! Une merveille…

- Dans mon cas, je souhaite découper sur chaque premier niveau markdown, le H1…
Et c’est là où le script de RoyRodgers est remarquable : il crée dans Ulysses un nouveau groupe et mouline/découpe le fichier source pour créer autant d’entrées indépendantes à la suite… conservant la chronologie de Day One !


- Et remonte progressivement (…mais très rapidement, le script est véloce)…

- Remarquez que la structure et les paragraphes de texte de chaque entrée sont présents…

- Et la continuité chronologique conservée…
Et les photos…?
Si vos clichés sont sur votre disque dur, il suffira de les glisser individuellement dans le fragment temporel souhaité, Ulysses affichant les images (en noir et blanc ou en couleurs).
Mais j’y reviendrais un de ces quatre car on peut également utiliser des liens vers des images distantes…
Le but de ces deux billets est juste de rappeler que l’on peut extraire des chronologies via un export depuis Day One et s’en débrouiller ailleurs… Au cas où certains services ne fonctionneraient plus…
À suivre…
Note de fin : je reste optimiste, ces billets sont des tests pour ne pas être pris au dépourvu car je reste intimement convaincu que Paul Mayne ne laissera pas son application, Day One, partir en vrille… Pour l’heure, ils me permettent aussi d’expliquer pourquoi je me refuse à employer des apps qui ne supportent pas le balisage markdown ! Considérez que c’est avant tout une petite démonstration de l’intérêt de ce balisage et des échanges possibles entre apps…! Bon, il est vrai que je convoque trois apps que j’apprécie et emploie quasi quotidiennement : Day One, Drafts et Ulysses !